Phobies et peurs

passagers dans un avion Phobies

“J’ai l’impression d’avoir de plus en plus peur de prendre l’avion et ça m’embête car j’adore voyager. Avant, j’avais des périodes dans ma vie où j’avais peur de sortir de chez moi, je pense que ces périodes s’intensifiaient si je traversais des moments difficiles, sur le plan émotionnel. Encore aujourd’hui, je déteste me retrouver dans un endroit où il y a foule, je prends énormément sur moi dans ces situations-là. Je pense qu’il est temps d’agir sur le problème.”

Les phobies :

Techniquement, nous pouvons avoir peur d’autant de choses qui existent dans le monde. Cependant, la liste des phobies est aujourd’hui contenue à cinq catégories :

Les phobies en lien avec les animaux : souris, rats, insectes, serpents, araignées, chiens, chats …

Les phobies en lien avec le corps et la santé : piqures d’aiguilles, de vomir, le sang, maladies, de rougir en public …

Les phobies en lien avec l’environnement et l’espace : le vide (hauteurs), l’eau, les phénomènes météorologiques (tempêtes) …

Les phobies en lien avec la vie en communauté et la technologie : avion, voiture (conduire), ascenseurs, ponts, être dans un espace trop confiné …

Les phobies que l’on ne peut pas classer dans ces catégories : les sensations intéroceptives (les sensations internes du corps, c’est ce que l’on observe fréquemment chez les personnes qui souffrent de crises d’angoisse), étouffement, l’immobilité, l’infini, devenir fou, la mort, les situations sociales …

On parle de phobie spécifique ou phobie simple. Les phobies font parties des troubles anxieux et peuvent parfois être très complexe, malgré ce qu’indique son nom ! Avoir une phobie signifie que la personne ressent une peur intense vis à vis d’un objet spécifique ou d’une situation redoutée. Tous les efforts possibles seront faits pour éviter ces situations, activités ou objets craints. Parfois, la peur sera si intense qu’il sera même difficile pour la personne de visualiser l’objet de sa crainte. Il est important de retenir que les phobies ne sont pas forcément liées à la dangerosité réelle de l’objet craint, mais cela peut avoir une base évolutionniste. L’exemple de la phobie du serpent en est une illustration, qui vient de l’instinct de survie inscrit génétiquement chez l’homme. Mais parfois la peur est très personnelle et liée à l’histoire de la personne. La peur de sortir chez soi en est un exemple. Cela ne veut pas dire qu’il nous arrivera malheur si on sort de chez soi mais pour l’instant, cela reste très difficile pour la personne souffrent de cette phobie. Des stratégies parfois très discrètes sont mises en place pour affronter : hormis l’évitement, nous pouvons utiliser des objets contra-phobique (par exemple, une personne qui craint d’avoir des crises d’angoisse suite à une rencontre avec l’objet de sa peur, emportera toujours avec elle une plaquette d’anxiolytiques) ou une personne qui rassure.

Comment se développent les phobies ?

Une phobie prend parfois racine dans l’enfance mais pas exclusivement. Cela peut avoir lieu par modèle (l’enfant observe ses parents en train d’avoir peur) mais aussi au travers l’expérience unique de l’enfant et de son histoire. Statistiquement, les enfants d’adultes atteints de troubles anxieux sont beaucoup plus à risque que l’ensemble de la population, de développer eux aussi un trouble anxieux – dont les phobies.

Une phobie se généralise. Nous pouvons commencer par avoir peur des mouches et progressivement, peur de tous les insectes. Mais ce n’est pas parce que nous avons eu peur un jour que nous développerons une phobie. Une peur peut apparaître suite à une première expérience et les expériences suivantes de même nature auront pour effet de renforcer la peur. Le développement d’une phobie sera également liée à la cognition ou à la réflexion, l’individu croit ou prévoit qu’une situation donnée prendra une tournure embarrassante ou dangereuse. C’est l’anticipation anxieuse de cette situation qui va renforcer la crainte. Parfois, l’environnement familial peut exacerber le développement de phobies si la personne vient d’un milieu surprotecteur ou craintif, avec des parents qui mettent continuellement en garde contre d’éventuels problèmes.

Il y a aussi des facteurs biologiques qui jouent dans le développement des phobies. L’amygdale, une structure cérébrale qui sert à signaler qu’une menace est présente et déclenche la réaction de peur, pourrait emmagasiner des souvenirs émotionnels qui favorisent le développement de peurs et d’anxiété.

Pour aller plus loin :

La psychothérapie donne de bons résultats. En TCC, la méthode classique est celle de l’exposition progressive.

Pour approfondir vos connaissances sur les phobies

Quelques lectures intéressantes :

Psychologue phobies Paris

 

Psychologue Paris 9e
Sophie ELATRI Psychologue 06.28.60.84.84
N° ADELI : 75 932204 3 N° SIRET : 510 537 913 00046
Psychologue Paris 9e et arrondissements limitrophes : Psychologue Paris 10e ; Psychologue Paris 3 ; Psychologue Paris 11e ; Psychologue Paris 8 ; Psychologue Paris 18e ; Psychologue Paris 17e.
Psychologue Paris 9e
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