TOC : Trouble obsessionnel compulsif

Vous souffrez de TOC ? Le Trouble obsessionnel compulsif peut prendre des formes très diverses mais devenir rapidement oppressant et handicapant.

“Depuis longtemps, j’ai certaines pensées envahissantes qui me font très peur et qui partent que si j’exécute une séquence de comportements bien précise. J’arrivais à contrôler avant, mais ça devient de plus en plus imprévisible et m’arrive parfois au travail. Je sens qu’il faut que je sorte de cette spirale infernale qui me fait beaucoup souffrir. Parfois je passe beaucoup de temps à compter, vérifier, rectifier. Il faut que ça s’arrête.”

 

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) se manifestent sous plusieurs formes. C’est un trouble complexe avec de multiples formes d’expression.

En général, il y a un processus sous-jacent et c’est ce processus qui est responsable du trouble. D’abord,  une obsession s’impose à la personne. Nous parlons d’obsession car ce sont des pensées qui sont récurrentes, très fréquentes et qui a un contenu choquant pour la personne. Nous parlons donc d’obsession mais comprenez pensées. Ces pensées peuvent être de différentes catégories : les maladies ou la salissure, la mort de soi-même ou d’un proche, les accidents, la religion de type pensées ‘blasphématoires’, images ou pensées à propos de la sexualité, insultes mentales à l’égard d’autrui. Il peut potentiellement avoir autant de catégories de contenus que de personnes. Notez que ces pensées ont un caractère menaçant et désagréable. Ces pensées font très peur à la personne qui les pense.

La personne va ensuite exécuter un rituel – qui est en fait un acte ou une série d’actes – afin de faire disparaître cette pensée ou afin de ‘conjurer le sort’. Ce rituel peut être visible (par exemple, dans le rituel de lavage des mains suite à une peur de contamination) ou tout peut se passer dans la tête et être silencieux (par exemple, se répéter sans cesse des phrases, se répéter sans cesse un ou plusieurs mots ou des nombres, calculer incessamment, additionner, retrancher…). On parle de compulsions pour ces rituels car ils sont irrépressibles. La personne peut tout à fait reconnaître l’aspect irrationnelle de ce qu’elle pense et fait, mais pas toujours. Dans la phobie de contamination, la personne pourrait avoir du mal à reconnaître que ses obsessions sont infondées.

Ce processus induit une grande détresse psychique. Ce trouble peut commencer durant l’enfance mais la personne ne cherchera de l’aide que tardivement dans sa vie, ayant très souvent trouvé des ‘stratégies’ pour vivre avec le trouble, à grand coût pour la qualité de vie. Les personnes viennent consulter lorsque le trouble a pris le contrôle sur sa vie, c’est-à-dire, qu’elle ne peut plus s’empêcher de compter, vérifier, laver, et que ces comportements ne peuvent pas être raisonnés ni contrôlés. Parfois, les rituels peuvent prendre beaucoup de temps dans la journée (par exemple, des rituels de lavage qui prennent des heures ou l’impossibilité de sortir chez soi avant d’avoir accompli un rituel très long de vérification de plaques de cuisson et de verrouillage de la porte d’entrée).

Pensée Peur   Rituel
Microbes. Contamination. Lavage.
Être malade. Maladie / hypocondrie. Lavage, évitement de certaines situations, comptage, symétrie, ‘conjurer le sort’ par certaines phrases.
Être souillé. Salissure. Lavage.
Causer un accident. Blessure ou mort. Comptage, symétrie, ‘conjurer le sort’ par certaines phrases.
Causer un malheur par inadvertance ou par manque de vérification. Blessure, perte ou mort, responsabilité. Vérifications excessives afin de baliser tous les risques (robinets de gaz, portes verrouillées, plaques de cuisson, lumières).
Faire une erreur dans un texte ou une opération comptable. Erreur, échec. Vérifications excessives de l’orthographe ou du résultat arithmétique.
Faire du mal à un proche contre son gré, passer à l’acte sans s’en rendre compte ou sous le coup d’une folie. Perte de contrôle, mort, responsabilité. Lutte en permanence contre ses idées et vérifie sans cesse ce qu’elle vient de faire (entraine une espèce de commentaire mental perpétuel). Ce trouble porte un nom spécifique : phobie d’impulsion.
Ses actes entraineront une catastrophe. Responsabilité, blessure, perte, mort. Vérification excessive de ce que la personne vient de faire. Vérifications excessives avant de pouvoir quitter le domicile, le travail ou tout autre lieu sensible pour la personne.
Un malheur va arriver (à la personne ou un de ses proches) Ne pas pouvoir contrôler son environnement, dangerosité de l’environnement, toute menace extérieure. Symétrie, ordre, rangement, compter, répétition de phrases, opérations mentales de toutes sortes, pensées magiques pour ‘conjurer le sort’.

Même si on peut retrouver parfois ce trouble avec juste les obsessions sans compulsions et vice versa, les compulsions (rituels ou actes) existent pour soulager la personne de l’anxiété qu’elle ressent à cause des pensées intrusives. Ces actes servent donc à réduire la tension.

Une rumination excessive peut faire partie du trouble (rappel : une rumination sont des pensées qui tournent en boucle sans que le contenu de la pensée évolue, ce à quoi on pourrait s’attendre si les pensées existaient afin de solutionner un problème ; elles prennent typiquement beaucoup de temps et jusqu’à la personne arrive à trouver une distraction mentale). La personne sait au fond d’elle-même qu’elle n’adhère pas à ces idées, mais se contraint tout de même à s’interroger dessus (par exemple, peur d’aller en prison, d’être homosexuel, la mort, la fiabilité de sa mémoire).

Le TOC entraine parfois d’autres troubles car la vie des personnes atteintes de ce trouble est très difficile. Elles peuvent développer une dépression, des phobies, des complications au niveau de l’anxiété et peuvent tomber dans des addictions. Parfois aussi, les symptômes des TOCs peuvent être très proches d’autres troubles comme les phobies et avec certains troubles de la personnalité.

Comme pour tous les troubles et situations difficiles psychologiquement que je vous présente sur ce site, les thérapies comportementales et cognitives se sont montrées efficace dans le traitement des TOC. Cela dépendra, bien entendu, de la sévérité des troubles car les études ont démontrées que dans les cas de TOC très installé, le mode de traitement le plus efficace est une combinaison de traitement médicamenteux et de thérapie.

 

Pour aller plus loin :

Article sur le trouble

Quelques lectures :


 

Psychologue TOC Paris

 

Psychologue Paris 9e
Sophie ELATRI Psychologue 06.28.60.84.84
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